Petre (Pierre) Sergescu (1893-1954) Historien des Sciences et promoteur de la discipline


par Alexandre Herlea

Communication présentée au Congrès du CTHS, Paris, 23 avril 2018

(détails sur le congrès sur le site de La Maison Roumaine, ici)

Mathématicien de haut niveau qui a joué un rôle de premier plan dans le développement institutionnel de l’Histoire des Sciences et des Techniques, Petre Sergescu a été, tout au long de sa vie, un intellectuel engagé, promoteur des grandes valeurs européennes et attaché à ses origines. Cette communication concerne seulement, le titre l’indique, Petre Sergescu en tant qu’historien des sciences et promoteur de la discipline et n’aborde pas les autres aspects de sa prodigieuse activité.

Né en Roumanie, le 17 décembre 1893, il a étudié en France où il a vécu de longues années ; il appartient à cette pléiade de roumains dont l’œuvre fait partie intégrante de la culture française et européenne.

Nous célébrons cette année 125 ans depuis sa naissance ; c’est une occasion pour rappeler ses engagements et réalisations, son rôle et son œuvre. D’ailleurs d’autres initiatives liées à cet anniversaire ont été prises, telle la proposition de Mme Magda Stavinschi de créer à l’Académie Roumaine un prix appelé Petre Sergescu, attribué aux meilleurs travaux en Histoire des Sciences et des Techniques. Elle est également sur le point d’achever la republication du livre de Sergescu Gândirea Matematică (La Pensée Mathématique) précédé d’une introduction sur sa vie et son œuvre. Moi-même, j’ai proposé, au début de l’année, au CTHS la publication d’une biographie qui paraitra sous son patronage ; elle sera réalisée par Mme Stavinschi et moi-même.

Esprit encyclopédique, Petre Sergescu, après avoir passé son baccalauréat dans sa ville natale, au lycée de Turnu Severin, poursuit ses études, en mathématiques et en philosophie, à l’Université de Bucarest où il obtient les licences dans ces deux disciplines en 1916. La même année, il est diplômé du Conservatoire de Musique.

Après la Guerre, il obtient une bourse et poursuit ses études à Paris pendant 4 ans, de 1919 à 1923. Ici il commence à travailler sur sa thèse de doctorat et suit les cours de la Faculté des Sciences de la Sorbonne et ceux de l’Ecole Normale Supérieure de Paris, d’où il sort avec une licence en mathématiques. Il suit aussi l’enseignement en histoire des sciences de Pierre Boutroux au Collège de France.

En 1923, de retour de Paris, P. Sergescu passe, à l’Université de Bucarest, l’agrégation en mathématiques et une brillante thèse avec un sujet du domaine des équations intégrales, intitulée « Sur les noyaux symetrisables ».

Immédiatement après, il commence sa carrière comme professeur suppléant à l’Université de Bucarest et à l’Institut Polytechnique de cette ville pour être nommé, en 1926, professeur titulaire de Géométrie analytique à l’Université de Cluj. Il occupe ce poste jusqu’en 1943 quand il retourne à Bucarest où il est nommé titulaire d’une même chaire à l’Institut Polytechnique. Entre temps il est devenu membre de l’Académie des Sciences de Roumanie et membre correspondant de l’Académie Roumaine.

Dans la période d’entre les deux Guerres P. Sergescu développe une riche activité, aussi bien en mathématiques pures que dans l’histoire et la philosophie de celles-ci. Cela tant au niveau de la recherche et de l’enseignement que de la promotion et la diffusion du savoir. Il est actif également au niveau de l’organisation de diverses manifestations scientifiques et participe à la vie des institutions du domaine, tel l’Académie Internationale d’Histoire des Sciences – AIHS, initiée en 1928 lors du Congrès International des Sciences Historiques d’Oslo par Aldo Mieli et un groupe d’historiens des sciences et des techniques tels : George Sarton, Charles Singer, Abel Rey. Son siège sera à Paris, 12 rue Colbert, dans l’Hôtel de Nevers, à côté de la Bibliothèque Nationale.

Dans le domaine des mathématiques contemporaines, P. Sergescu s’intéresse aux équations intégrales dont il s’est occupé dans sa thèse de doctorat, à l’algèbre, domaine dans lequel il a le plus publié, à la théorie des nombres, à l’analyse combinatoire, à la théorie des fonctions, etc.

Il organise les deux premiers congrès de mathématiques qui ont eu lieu en Roumanie : en 1929 à Cluj et en 1932 à Turnu Severin. Ces congrès bénéficient d’une importante participation internationale et feront connaitre Sergescu. C’est lui qui fonde aussi, sous le patronage de ses maîtres Gh. Titeica et Dimitrie Pompeiu, la prestigieuse revue Mathematica (revue bilingue franco-roumaine) à laquelle collaborent non seulement des roumains mais aussi de nombreux étrangers de haut niveau tel les français : Paul Montel, Emile Picard, Maurice Fréchet. Il en est le rédacteur en chef et également un sponsor, sa contribution financière étant essentielle ; 23 volumes vont sortir jusqu’en 1948. Cette revue atteste, comme l’affirme René Taton, en 1955, dans la Revue d’Histoire des Sciences: « à la fois le haut niveau atteint par la science roumaine et la riche collaboration internationale que Pierre Sergescu a su lui attirer ».

Sergescu participe à de nombreux colloques et congrès internationaux de mathématiques et d’histoire des sciences principalement en France et en Pologne, pays avec lesquels il a des relations privilégiées. Et c’est normal, il est un grand francophile qui a fait ses études en France et sa femme, l’écrivaine Marya Kasterska qu’il a épousée à Paris en 1922, est polonaise avec des ancêtres français.

Il est membre depuis 1920 de la Société Mathématique de France ; participe en 1930 et 1933 aux congrès de l’Association Française pour l’Avancement des Sciences AFAS d’Alger et de Chambéry. Dans les années ’30 et début des années ’40, il donne des cours et fait des conférences et séminaires, dans plusieurs universités françaises : Paris-Sorbonne, Clermont-Ferrand, Poitiers, Montpellier, ainsi que dans des universités francophones de Belgique (Bruxelles, Liège) et Suisse (Genève, Lausanne, Neuchâtel, Fribourg). En 1932, la France lui décerne, en tant que professeur à l’Université de Cluj où l’influence française est très forte, la Légion d’Honneur.

En Pologne, Sergescu qui est membre de la Société Polonaise de Mathématiques est le Président d’Honneur du deuxième et troisième Congrès des Mathématiciens Polonais, à Wilnio en 1931 et à Varsovie en 1937. Il parle polonais et entretient des relations privilégiées avec ses collègues. Il tient des cours et conférences dans les universités de Lwow, Wilnio, Poznan et Varsovie, est membre correspondant de la société Scientarum Varsoviensis et membre de la Société pour l’Histoire et la Littérature de Pologne. Il est décoré de l’ordre Polonia Restituta.

Entre les Deux Guerres, P. Sergescu participe à des congrès et colloques aussi dans d’autres pays européens, tels le Congrès International des Mathématiciens de Zurich, en 1932 et en 1937 à celui des mathématiciens des pays slaves à Prague. A partir de 1934, date de son entrée dans l’Académie Internationale d’Histoire des Sciences, il participe à tous les congrès de celle-ci. En cette année le congrès qui est le troisième, a lieu au Portugal.

Ainsi dans les années ’30, P. Sergescu s’est imposé sur la scène internationale. Rappelons encore qu’en 1933, à Varsovie, il est élu président de la section d’Histoire des Sciences du Congrès des Sciences Historiques. En 1936, à l’occasion de la présence en Roumanie du Comité International des Sciences Historiques, il organise à Cluj et Bucarest, une réunion des grands historiens des sciences d’une dizaine de pays, dont Aldo Mieli, Charles Singer, Arnold Reymond, Mario Gliozzi. En 1937, au quatrième congrès de l’Académie Internationale d’Histoire des Sciences, qui a lieu à Prague, il est élu vice-Président, responsabilité qu’il gardera jusqu’en 1947 quand il en prend la Présidence.

La même année, à Paris, il est le président du deuxième congrès des « Récréations Mathématiques », ce qui souligne le prestige dont jouit P. Sergescu dans le domaine de la diffusion des connaissances mathématiques.

Dans le domaine de l’histoire et la philosophie des mathématiques et plus généralement des sciences, il publie plusieurs livres et nombreuses études parmi lesquels : Gândirea Matematică (La Pensée Mathématique), paru à Cluj en 1928 et couronné par l’Académie Roumaine qui porte sur l’histoire et la philosophie des mathématiques depuis la Grèce antique au 20ème siècle (le premier livre écrit par un roumain sur ce sujet) ; Les sciences mathématiques en France, paru à Paris en 1933, couronné par l’Académie des Sciences française qui présente le développement des mathématiques françaises au 19ème et début du 20ème siècles ; le chapitre sur les mathématiques françaises au 19ème siècle dans le volume L’évolution des sciences mathématiques et physiques, paru chez Flammarion en 1935 ; l’étude réalisée pour le Pavillon Français à l’Exposition Universelle de New York de 1939 intitulée : Some important dates in the evolution of French mathematics, publiée en des dizaines de milliers d’exemplaires.

Parmi les études je mentionne encore: « L’évolution des principes de la mécanique de Newton à Laplace », publiée en 1929 dans les Annales de la Société polonaise des mathématiques ; « La vie contemporaine des mathématiques » (Revue de l’Université de Bruxelles, 1937), « Le développement des sciences mathématiques en Roumanie » (La vie scientifique en Roumanie, Bucarest, 1937) ; « Dernières batailles pour le triomphe du calcul infinitésimal » (Sphinx, Bruxelles, 1938) ; « Un soldat de la mécanique cartésienne au début du 18ème siècle : Antoine Parant » (Sphinx, Bruxelles, 1938) ; « Les mathématiques au Moyen-Age » (Le Flambeau, Bruxelles, 1939) ; « Mathématiciens révolutionnaires » (Sphinx, Bruxelles, 1939).

À la suite du Dictat de Vienne du 30 aout 1940 la Roumanie perd la Transylvanie du Nord, dont la ville de Cluj, et Sergescu suit l’Université et se réfugie à Timisoara où il reste 3 ans.

La fin de la Seconde Guerre Mondiale, le trouve, comme je l’ai déjà dit, professeur de géométrie analytique à l’Institut Polytechnique de Bucarest dont il est élu, en janvier 1945, Président (Recteur). Il y remplira cette fonction jusqu’en août 1946 quand il se réfugie avec sa femme à Paris pour ne plus jamais retourner en Roumanie.

A Paris P. Sergescu va se consacrer à la science, surtout à l’histoire des sciences et à la Roumanie. Il sera chargé de recherches au CNRS, à partir de 1952. Au niveau de l’histoire des sciences, son action est prodigieuse, il devient le principal artisan de la collaboration internationale dans ce domaine.

Il faut préciser qu’à la fin de la guerre « l’Académie Internationale d’Histoire des Sciences – AIHS », principale institution de cette discipline, reprend ses activités. Elle souhaite bénéficier de l’aide que l’UNESCO, créée en novembre 1945, pourrait lui apporter et sait que celle-ci va soutenir l’ICSU (the International Council of Scientific Unions) qui regroupe plusieurs organisations dont l’objectif est la promotion de l’activité scientifique.

Il semble que Joseph Needham a eu le premier l’idée d’introduire l’Histoire des Sciences et des Techniques dans l’ICSU.

L’AIHS doit faire les démarches nécessaires et entamer des négociations. Mais, en automne 1946, sa situation est difficile : son Secrétaire perpétuel Aldo Mieli est en Argentine, très malade, le Président, Arnold Reymond, habite Lausanne et le secrétaire-trésorier J. A. Volkgraff à Leyde. Seuls deux responsables sont à Paris, où se déroulent les négociations, le Vice-Président, Pierre Sergescu qui vient d’arriver en août ’46 et Pierre Brunet archiviste-bibliothécaire ; ce sont eux qui entament, fin 1946, les négociations avec l’UNESCO et l’ICSU. L’UNESCO est représenté par Joseph Needham et Armando Cortesao et l’ICSU par A. Establier. La solution qui se dégage est de créer une structure calquée sur le modèle des autres organismes membres de l’ICSU. Celle-ci va être « l’Union Internationale d’Histoire des Sciences – UIHS ». Fin décembre le Conseil de l’Académie approuve cette solution qui bénéficie du support des personnalités les plus connues du domaine, tel : Ch. Singer, A. Reymond, G. Sarton, R. Taton ou M. Daumas.

Peu de temps après P. Brunet tombe malade et P. Sergescu reste seul en première ligne. C’est lui qui, à partir de décembre 1946, va jouer le rôle clef dans l’organisation institutionnelle de la discipline. Passionné d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques P. Sergescu n’a pas seulement l’enthousiasme de l’accomplissement mais aussi la compréhension de la situation institutionnelle et la capacité de définir une stratégie pour agir efficacement.

Au cinquième Congrès International de l’Histoire des Sciences qui a lieu à Lausanne du 1-4 octobre 1947, la décision de créer l’UIHS est entérinée et P. Sergescu est élu secrétaire général. En même temps il est élu aussi Président de l’AIHS et une liaison statutaire est établie entre les deux institutions. L’UIHS devient membre de l’ICSU et Sergescu son délégué auprès de l’ICSU est également membre du Conseil de celui-ci.

Grâce à la liaison statutaire entre l’UIHS et l’AIHS, cette dernière peut elle aussi être financée. Peut ainsi paraitre, en 1947, le premier numéro des « Archives Internationales d’Histoire des Sciences », qui est l’organe de l’Académie. P. Sergescu, encore lui, sera son rédacteur en chef et à partir de 1951 son Directeur. Ainsi il assure, à partir de l’automne 1947 et jusqu’à son décès, l’administration et le bon fonctionnement des activités de l’Académie et de l’Union d’histoire des sciences ainsi que ceux des Archives. En 1950, au sixième Congrès International de l’Histoire des Sciences qui a lieu à Amsterdam, P. Sergescu sera élu secrétaire perpétuel de l’Académie. C’est la consécration. Il avait espéré pouvoir organiser ce congrès à Bucarest, mais la situation politique a rendu ce projet irréalisable.

Le dernier Congrès International de l’Histoire des Sciences auquel Sergescu participe est celui de Jérusalem en 1953 où il est le délégué de la France.

J’ai insisté sur le déroulement de ce processus de création d’institutions pour l’Histoire des Sciences et des Techniques étant donné qu’il met bien en évidence le rôle joué par P. Sergescu et ses qualités. Il va falloir étudier les archives de ces négociations pour avoir plus de détails sur leur déroulement, je me base ici surtout sur ce que René Taton, son grand ami qui lui a succédé comme secrétaire général de l’UIHS, a écrit sur ce sujet.

Mais à Paris, après la Deuxième Guerre, P. Sergescu développe aussi d’autres activités dans le domaine des sciences, de leur histoire, enseignement et diffusion. Il organise ainsi, à partir de 1946, les réunions annuelles de la section d’Histoire des Sciences de « l’Association Française pour l’Avancement des Sciences – AFAS » aux congrès de laquelle il participe (à Nice, Biarritz, Genève, Clermont-Ferrand, etc.). Il fonde le Séminaire d’Histoire des Mathématiques à l’Institut Henri Poincaré et suscite la mise en place, dans le cadre de la Sorbonne, des cycles annuels des conférences mensuelles d’histoire des sciences qui se déroulent au Palais de la Découverte, où il participe aussi à la réalisation de plusieurs expositions.

Il a beaucoup écrit, surtout dans le domaine des mathématiques et de l’histoire et philosophie des sciences, plus de 160 titres. L’un de ses livres les plus appréciés, parus à Paris en 1951 est « Coup d’œil sur les origines de la science exacte moderne ».

Mais, en dehors de la science, P. Sergescu s’intéresse aussi à la Roumanie et aux roumains exilés. Ce n’est pas une nouveauté car, il n’est pas un chercheur dans sa tour d’ivoire ; c’est un intellectuel engagé, charismatique, bon organisateur, défenseur des valeurs européennes, grand francophile et grand patriote roumain. Lors de la Grande Guerre il est arrêté par les Allemands qui occupent Bucarest et passe 18 mois dans des camps de prisonniers. Au début des années ’40 il prend contact avec la Résistance française en Suisse.

A Paris, après la Seconde Guerre, il dénonce l’occupation soviétique et la terreur instaurée par les communistes et mène une campagne qui vise à mettre en évidence le caractère profondément européen de la Roumanie. Il est le Président de l’Association des roumains Professeurs des Universités à Paris et le Directeur général de la Fondation Universitaire Roi Charles I. Il est présent aussi dans les débats longs et difficiles concernant l’organisation politique de l’exil, notamment la structure, la composition et le rôle du Comité National Roumain.  Il se dévoue à l’assistance des réfugiés. Mais cet aspect de la vie de P. Sergescu dépasse le cadre de cette communication et nous n’allons pas le développer.

Rappelons seulement encore que sa femme Marya Kasterska et lui-même, dans leur appartement du Quartier Latin au 7, rue Daubenton,  animent un salon culturel où se retrouvent les samedis soir des personnalités parisiennes de la vie culturelle et scientifique tels Henry de Montherlant, les mathématiciens Paul Montel et Emile Borel, l’historien des sciences René Taton à côté des réfugiés des pays de l’Europe de l’Est, notamment de Roumanie, tel Mircea Eliade ou Nicolae Herescu et des jeunes étudiants.

Petre Sergescu décède le 21 décembre 1954, quatre jours après avoir fêté son 61e anniversaire, en pleine force de travail ; c’est une perte durement ressentie par tous ceux qui l’ont connu. Il est enterré au cimetière de Montmorency et sur sa tombe est écrit : « J’ai ce que j’ai donné ».

Pour conclure, je cite les paroles, sur Petre Sergescu, des deux grands professeurs d’histoire des sciences et des techniques, réalisateurs, l’un de « Histoire Générale des Sciences » (René Taton) et l’autre de « Histoire Générale des Techniques » (Maurice Daumas) parues chez PUF dans les années 1970.

Dans un article publié dans les Archives Internationales, R. Taton écrit : « La disparition de cet homme simple, amical et dévoué, de cet historien probe et modeste, de cet animateur hors pair, fut profondément ressentie aussi bien parmi les émigrés roumains qu’il avait aidés avec un extrême dévouement, parmi les nombreux disciples et amis qu’il avait su réunir et parmi toute la communauté internationale des historiens des sciences qu’il avait contribué à reconstruire et animer »

En me recevant au CNAM en 1972 et sachant que je suis d’origine roumaine, M. Daumas me parla de Pierre Sergescu et entre autres il m’a dit : « vous savez nous les historiens des sciences et des techniques français nous sommes tous des disciples de Pierre Sergesco ». Quel bel hommage !

 


Bibliographie

ANDONI, G. St. Petre Sergescu (1893-1954) Istoria Matematicii in Romania. Vol. II, Ed. științifica, București, 1966, pp. 378-386. Comprend la bibliographique de P. Sergescu,

BODENHEIMER, F.S. Petre Sergescu (1893-1954). Archives Internationales d’Histoire des Sciences, nr. 30, 1955, p. 3.

CALAFETEANU, I. Exilul romanesc. Erodarea sperantei. Documente (1951-1975), Ed. stiintifica, Bucuresti, 2003.

George Cioranescu si exilul romanesc. Documente din arhiva Fundatiei Regale Universitare Carol I. Ed. Institutului Cultural Roman, Bucuresti, 2007.

HALEUX, Robert, Severyns, B. Twenty Five Years of International Institutions

HERLEA, Alexandre. Petre (Pierre) SERGESCU (1893-1954) un artisan de la coopération internationale en Histoire des Sciences. Bulletin de la Société Française d’Histoire des Sciences et des Techniques, nr. 35/ février 1994, pp. 14-19

MONTEL, P. Discours prononcé aux funérailles de Pierre Sergescu. Archives Internationales d’Histoire des Sciences, nr. 30, 1955, p. 3.

NICOLESCU, Basarab. Un cuplu mitic : Petre Sergescu si Marya Kasterska, Conferinta, Muzeul National al Literaturii Romane, Bucuresti, 3 octombrie 2013

Pierre Sergescu (1893-1954) Brochure d’une douzaine d’études sur la vie et l’œuvre de P. Sergescu, ed. J. Brill, Leiden, 1968, Publié aussi dans la revue Janus, t. 55, 1968, pp. 1-73.

SIMIONESCU, Dan. « Bibliothèque roumaine Pierre Sergesco-Marya Kasterska ». Biblioteca si cercetarea. Bucuresti, vol. 6, pp. 343-353

STAVINSCHI, Magdalena. René Taton et Pierre Sergescu, une collaboration au bénéfice de l’histoire des sciences. Archives Internationales d’Histoire des Sciences, nr. 159, 2007, pp. 553-562.

STAVINSCHI, Magdalena. Petre Sergescu si Gandirea matematica, manuscrit, sous-presse, ed. Eikon, Bucarest, 2018

TATON, René. Pierre Sergescu. Revue d’Histoire des Sciences, t. VIII, Paris, 1955, pp. 77-80

TATON, René. Pierre Sergescu, son œuvre en Histoire des Sciences et son action pour la renaissance des Archives Internationales d’Histoire des Sciences. Archives Internationales d’Histoire des Sciences, vol. 37, 1987, pp. 104-109

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