In memoriam : Ion-Valentin Vlad, Président de l’Académie Roumaine

Februarie 2, 2018

 La Maison Roumaine a annoncé le décès du Président de l’Académie Roumaine, Ion-Valentin Vlad, éminent physicien, pionnier dans le domaine du laser en Roumanie et grand promoteur de la collaboration franco-roumaine, membre de notre association, le 24 décembre 2017, jour de sa mort.  Sa personnalité complexe, celle d’un savant, ingénieur-chercheur, de haut niveau et en même temps catholique pratiquant, son engagement pour la promotion des valeurs européennes et de la spécificité roumaine ainsi que le soutien qu’il a toujours accordé à notre association, nous déterminent de revenir avec quelques détails et précisions.

Ion Valentin Vlad est né à Bucarest, le 22 septembre 1943, provenant d’une vieille famille originaire de Transylvanie, de la région d’Alba-Iulia par son père et du Maramures par sa mère. La famille fut présente dans la vie politique et culturelle du Pays et ses parents vont se réfugier à Bucarest suite au dictat de Vienne et l’occupation, en 1940, de la Transylvanie du nord par la Hongrie.  Son père fut un brillant ingénieur des eaux et forêts qui passa sa thèse de doctorat à l’Université de Munich et se spécialisa ensuite à l’Ecole des Eaux et Forêts de Nancy ; il fut emprisonné par les communistes. Sa mère, née Timis, diplômée en sciences économiques, subira elle aussi les persécutions communistes.

Ion Valentin Vlad a fait ses études secondaires et universitaires à Bucarest, à l’Institut Polytechnique, Faculté d’Electronique et Télécommunications, où il obtient en 1966 le titre d’ingénieur. Il intègre ensuite le laboratoire « Méthodes optiques en Physique nucléaire » (conduit par l’académicien Ion Agarbiceanu) de « l’Institut de Physique Atomique » de Bucarest où il travaille en tant que chercheur dans le domaine des lasers et va poursuivre ses études en France (1969 – 1970). Ici, il travaille d’abord sous la direction du professeur Maurice Françon dans le « Laboratoire d’optique cohérente et holographie », fondé par ce dernier à l’Université de Paris VI et ensuite au « Laboratoire de Marcoussis » de la CGE. De retour à Bucarest il passe, en 1972, sa thèse intitulée : « Méthode de traitement de l’information dans l’holographie conventionnelle en temps réel » et obtient le titre de docteur-ingénieur. Citește restul acestei intrări »

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